dimanche, 18 novembre 2007

Résurrection d'un blog

Alors voilà c'est promis, je vais tenir à jour mon blog mais bon c'est très simple, jusque là j'étais pas spécialement overbooké mais j'avais la flemme de mettre des notes régulièrement.
 
 
En même temps ma vie a été très bouleversée ces derniers temps.
 
 
Alors je vais articuler ma note en plusieurs points : d'abord ma vie professionnelle.
 
Donc je suis affecté depuis le 1er septembre dans un collège classé zep, ambition réussite plan violence etc etc bref le fin du fin du collège et de la zone. Dans un premier temps j'ai plutôt été agréablement bien surpris par l'ambiance chaleureuse et décontractée qu'il y régnait. Principaux accueillants, équipe éducative ouverte et confiante vis à vis de mon avenir dans le collège. J'ai aussitôt sympathisé avec une collègue de français, une collègue d'espagnol, un de mes collègues de maths et mon collègue d'Education Musicale. Bien j'ai en charge des 5èmes et des 4èmes, dont une classe à option. Je pensais pouvoir maîtriser les gamins en furie, mais je me trompais. Je rentre exténué le soir et la seule chose dont j'ai envie c'est de faire une sieste. Ce que je fais régulièrement. A celà s'est ajouté, le manque de soutient total de la part de la hiérarchie, l'ignorance totale des collègues vis à vis des nouveaux arrivants (ils ne cherchent pas à nous intégrer) et l'incompétence flagrante d'un des CPE. Bref la première pause (vacances) m'a fait du bien, je me sens bien régénéré malgré un problème personnel lié à ce temps de pause. Heureusement, avec le temps, j'ai enfin pu faire parler quelques uns de me collègues ce qui nous a permi de mieux pouvoir nous connaître. J'en suis arrivé à la conclusion que j'étais tombé à pédéland. Les gamins sont devenus plus gérables avec le temps sauf certains 4èmes qui demeurent totalement ascolaires et refusent le moindre travail. 
 
Voilà pour l'instant sur ma vie professionnelle je parlerais ultérieurement des réunions parents-professeurs, des insultes entre la direction et les enseignants, le côté sex de certains de mes collègues et de certains surveillants ainsi que les convocations intempestives du personnel enseignant par un cpe totalement à l'ouest pour qu'on l'aide à faire son travail.
 
 
Passons à ma vie familiale. Alors là cela va de mal en pis. Je hais mes parents chaque jour un peu plus et leur venue avec une soeur de ma mère et son mari pendant les vacances n'ont pas arrangé le tout. Après une semaine à faire des travaux, je n'ai pu m'empècher de les foutre à la porte. Mes cousins m'ignorent totalement, mes autres oncles et tantes ne parlent même plus de moi. Mes grands-parents cherchent sûrement à savoir pourquoi parce qu'ils ne m'ont jamais autant appelé. Bref, passons sur ce chapitre de ma vie qui ne sert à rien.
 
 
Sur la vie privée, disons que Guillaume est toujours là et qu'il ronfle toujours aussi fort. ^^ Mais bon, j'ai besoin de dormir moi :'(
 
 
Sur la vie personnelle, j'ai perdu les deux amis que j'avais en RP puisque leur contrat s'est achevé et qu'ils ont trouvé leur suite à Toulouse. Pour compenser, je me suis mis à sortir régulièrement sur la capitale, en même temps je suis à moins d'une demi-heure en RER du centre de Paris donc il serait idiot de ne pas en profiter. Quelques soirées sympa avec Jérémie, Maxime, Geoffrey, Alex, Guillaume et Guillaume et parfois Romain sont toujours agréables. Moi je dis, vive le marais, et vive un certain bar bien sympa dont l'ambiance intimiste nous permet d'avoir des échanges nourris et animés. Bref des soirées sympa et sans prises de tête qui nous font passer d'agréables moments. A refaire bientôt je l'espère.
 
 
Bref, voilà où en est ma vie à ce jour ! Perturbée, déchirée en pièces que j'éssaie de réassembler du mieux que je peux. Ma vie professionnelle est loin d'être épanouissante,  ma vie familiale ressemble à un désert, ma vie privée tient à peine le coup à cause de mes exigences et de mes sautes d'humeur liées au reste de ma vie et ma vie personnelle est en pleine édification. Après deux mois et demi en RP je la trouve cependant très trépidante, comme j'aurais du m'y attendre. En même temps on dit que l'on vit tout plus fort en RP et je dois dire que c'est réellement le cas.
 
Bien, fini de vous ennuyer avec ma vie "ultra-intéressante". Au prochain post :) 

samedi, 01 septembre 2007

Vendredi 13 juillet 2007 – 21h12

(Bien j'ai fait un copier coller du topic sur Et-Alors.net si vous avez déjà lu sur le forum, vous n'êtes pas obligé de le relire ^^) 

 

Alors voilà, cette date restera à jamais gravée dans ma mémoire puisqu’elle correspond à la date de mon coming out à mes parents. Comme je m’y attendais il ne s’est pas vraiment bien passé loin de là !

 

Tout d’abord je vous reprécise le contexte. Nous sommes le 30 juin je me prépare pour aller à Paris pour assister au meating du dimanche de la GP à Paris, et de plus je dois me présenter le lundi 2 juillet à 9h à mon nouvel établissement pour cette année. Je roule donc toute la nuit et pour éviter toutes questions de la part de mes parents, je dis que je vais coucher dans l’appartement d’une amie sur Paris afin d’économiser l’hébergement. En fait je vais passer les nuits chez mon mec qui m’a très gentiment offert de dormir chez lui après avoir demandé à ses colocataires si cela ne les gênait pas (merci à eux tous d’ailleurs pour avoir accepté).

 

Ensuite je reste pendant à peu près deux semaines pour essayer de me trouver un appartement près de mon lieu de travail mais bon de recherches en recherches je ne trouve rien… Bref c’est donc désappointé que je repars le vendredi matin chez mes parents car j’ai une fête de famille le 14 juillet.

 

Ce que je ne savais pas c’est que ma mère, le 2 juillet, sous prétexte de classer mon courrier fouille dans mes affaires et trouve les cartes postales que mon mec m’a envoyé quand il est parti en Thaïlande et qu’il a envoyé libre (ie sans enveloppes). Du coup forcément elle s’est mise à fouiller encore plus dans mes affaires pour trouver les lettres de mon ex… Plus aucun doute n’est possible, je suis gay… Mais il leur faut la confirmation.

 

J’arrive le 13 juillet en fin d’après-midi complètement exténué par mes 6 heures de voyage pour rentrer chez eux. L’ambiance est glaciale. Le repas se passe sans dire un mot ce qui est très inhabituel chez mes parents. Puis vers 21h je pars dans la salle à manger pour regarder la télé. Mes parents font la vaisselle puis viennent s’asseoir en face de moi puis à 21h12 posent la question suivante !

« Qu’en est-il de ta vie amoureuse, quand comptes-tu nous ramener une fille ? »

Ce à quoi je réponds très évasivement du genre « On verra ça en temps utile. »

Là mon père meugle dans la maison un truc du genre « Non, tu nous réponds tout de suite. »

Au regard de ma mère et aux cris de mon père je comprends de suite qu’il y a quelque chose qui cloche. Je regarde mon père droit dans les yeux et je lui réponds un « jamais » très persuasif. Mon père embraye donc avec la fameuse question « Et pourquoi ». Ce à quoi je réponds directement et sans détour car j’ai compris qu’ils avaient compris ;) « Parce que je suis gay »

 

PHASE I : LA COMPREHENSION

 

Là c’est le drame ma mère pleure toutes les larmes de son corps et pousse un hurlement de chouette effraie « Mais pourquoi ? Pourquoi ? Qu’ai-je donc fait pour être punie comme ça ? » Mon père lui coupe la parole pour dire d’un ton péremptoire « Non tu n’es pas gay ! Je refuse de le croire, on ne t’a pas fait homosexuel. C’est des conneries, il faut que tu ouvres les yeux ! Personne n’a envie d’être homosexuel ! »

Il s’en suit une jérémiade de cris plaintifs de ma mère entrecoupés de sanglots pendant que mon père me propose plusieurs hypothèses qui m’ont fait penser que j’étais gay !

 

Hypothèse 1 : La Secte Gay

Alors c’est très simple pour résumer 15 minutes de discussion, si je suis gay c’est parce que j’ai fréquenté les mauvaises personnes au mauvais moment et que je suis tombé sur quelqu’un de plus fort que moi de caractère et qui m’a converti à la religion gay. Mais que bon de toute façon, si c’est ça ce n’est pas grave, avec de la volonté je dois pouvoir m’en sortir. Non à la secte gay ! Oui à la libre pensée hétérosexuelle.

La phrase de l’hypothèse : « Tu as été influencé par des gens qui ont besoin de toi ! Ils t’ont embringué dans une voie qui n’est pas la tienne », dixit mon père.

 

Hypothèse 2 : Les Homosexuels sont des cons ignares abrutis

En résumé de ce passage de discussion absurde je ne citerai que la première phrase de mon père :

« Tu es trop intelligent pour être gay »

 

Hypothèse 3 : Le Lobby Gay

Je suis menacé par des personnes qui ont eu (ou qui ont encore) de l’influence sur moi ! Il faut que je résiste à leur chantage car dans la famille on ne cède pas aux terroristes qui essaient de faire pression sur les gens !

La phrase de l’hypothèse : « Il faut que tu nous dises si tu es menacé par des mauvaises gens », dixit ma mère.

 

PREMIERE TRANSITION :

Bref j’ai nié avec véhémence faire partie de la secte gay, ou que le fameux et tout puissant lobby gay n’y était pour rien… Et que bien des personnes et parfois même des plus intelligentes étaient gays… Cette dernière phrase a eu pour effet un rictus amer sur le visage de mes parents qui signifiait « il est naïf ce petit, comme si un pédé pouvait être intelligent » et n’ont même pas voulu écouter les exemples célèbres…

 

PHASE II : L’AIDE APPORTEE & A APPORTER

 

Ensuite on est passé au stade « Mais qui est au courant ». Je leur ai donc dit que tous mes amis l’étaient. Là ils ont poussé un soupir de soulagement ! Je les ai regardés, étonné… Ils m’ont alors demandé de leur décrire mes CO. Rage de colère de voir que tous mes amis l’avaient accepté sans rechigner et qu’ils me demandaient régulièrement des nouvelles de ma vie amoureuse ils ont insulté gravement les personnes les plus chères à mon cœur. Les traitant d’imbéciles, de personnes inaptes à juger la Vie etc etc je passe sous silences les propos diffamants les plus véhéments. On en arrive à la conclusion : « Tu ne sais pas t’entourer par des gens comme il faut ! J’aurai cru que S., C., A. ou E. avec le niveau d’étude qu’elles ont soit beaucoup plus matures et auraient dues t’aider dans les premiers tressaillements de ta perversion plutôt que t’aider à t’y enferrer. Nous allons clairement remédier à ça… Tu vas aller voir un psychiatre et pas une de ces conneries de psychologue à la con pour t’aider à t’en sortir. « Tu verras l’hétérosexualité est le seul est vrai chemin. Il va falloir que tu coupes tous les ponts avec tes prétendus amis mais qui n’en sont pas… Ce ne sont que des profiteurs qui ne savent pas le mal qu’ils te font ».

 

DEUXIEME TRANSITION :

Donc pour vaincre ma nullité et le non sens qui m’habite il faut que je me replonge à même l’essence de la vie. Cette vie qui n’a qu’un seul et unique chemin, celui que je vais vous conter.

 

PHASE III : LE SENS DE LA VIE

Alors voilà pour résumer la Vie c’est un PAPA, une MAMAN et des ENFANTS, puis tout plein de petits-enfants d’arrière-petits-enfants etc etc. Bref la vie c’est être dans la norme que la vie tout est un choix et qu’il fallait arrêter de faire l’autruche au bout d’un moment pour s’avouer que la vie n’a qu’un sens et se prendre par la main pour parcourir le seul et unique chemin et dans le bon sens. Du coup j’ai du leur expliquer aussi que dans la vie tout n’est pas blanc tout n’est pas noir, parfois il y a des nuances de gris… La vie c’est comme le tour de France, il y a du plat, des montées et des descentes… Parfois c’est plus dur alors on pompe un cycliste et ça repart !

 

TROISIEME TRANSITION :

Bref mon argumentaire n’a servi à rien tellement ils sont persuadés d’avoir raison ! Du coup après la carotte et le jeu de la compréhension au passe au plus « musclé ».

 

PHASE IV : LA PHASE D’INTIMIDATION

Voyant que je n’obliquerais pas d’un pouce et que je préfère rester sur mes positions perverses aux idées saugrenues et abjectes, ils sont donc passés à la manière forte avec quelques petits artifices qui ne m’ont pas trompés et qui ont fait que je suis toujours en vie (sens littéral). Il y a aussi eu la bonne et heureuse phase du chantage (euh, si je me souviens bien ils m’ont bien dit que jamais dans la famille on ne devait céder au chantage hein ? ^^). Bref, « chaque jour d’hétérosexualité que tu vivras sera un jour de plus pour nous à vivre. Et si dans dix ans tu es toujours pédé nous on ne sera plus là pour le voir ! »

 

Je suis resté inflexible : c’est la bi*e que j’aime, mer*e !

 

PHASE V : LA PHASE DES LAMENTATIONS

« Nous on t’aime et c’est comme cela que tu nous remercie ? On ferait tout pour toi et toi en retour tu ne trouves rien de mieux à faire que devenir un gros pédé ! » (Euh, je suis si gros que ça ?) « Tu crois qu’on est juste là pour t’aider financièrement quand tu en as besoin ? » « Ben justement j’aimerais que vous arrêtiez d’essayer de m’acheter c’est très désagréable » « On ne t’achète pas c’est très désagréable ce que tu viens de dire ! Nous on est resté poli et courtois avec toi, et je ne pense pas que tu croyais qu’on pouvait avoir un échange aussi ouvert avec toi ! Tu sais on n’est pas des tortionnaires on a un cœur et en temps que parents on sait ce qui est bien pour toi. Et ce qui est bien pour toi c’est que tu soit toi-même, à savoir que tu sois hétéro ». Oo

 

Quatre heures de discussions pour en arriver là ! C’est du foutage de gueule !!!

 

Et pour conclure, mon père d’un ton jovial : « Mais bon c’est bon maintenant il a compris il est redevenu hétéro, on n’a pas à s’en faire ! Il a parfaitement compris que son destin c’est d’être avec une femme et de nous faire des petits-enfants. Bon allez ! On va au lit il se fait tard ! Et surtout pas un mot à la famille, il manquerait plus qu’ils apprennent que notre fils a eu une aventure chez les grecs ! »

 

Voilà pour la journée du vendredi 13 juillet 2007 et jusqu’à plus d’une heure du matin le samedi…

 

PS : j’ai oublié de préciser que maintenant que j’allais être à Paris il ne fallait surtout pas que je traîne avec le milieu gay car c’est un monde exubérant, dans lequel coule à flot le sexe dépravé, la drogue et l’alcool et que si j’y mettais un jour les pieds je n’aurais aucune chance et finirai dans la déchéance la plus totale.

 

Bref, merci d’avoir lu en entier cette tranche de ma vie. J’avais envie de vous la livrer car je tiens à vous préciser que malheureusement encore au XXIème siècle il y a encore des cons homophobes ultraviolents dans notre société ! Par contre vous raconter cela, bien que ça m’ait permis d’exorciser pas mal de chose m’a complètement vidé. Je ne suis pas sûr de pouvoir répondre dès ce soir aux éventuels commentaires qui pourraient faire suite à mon post.

dimanche, 26 août 2007

Des 25 ans bidons

Alors voilà hier soir c'était l'anniversaire de ma cousine qui fêtait ses 25 ans !
 
Déjà, deux jours avant la soirée, elle m'appelle pour me rappeler que le thème de la soirée était "Soirée V.I.P."... Là déjà je craque car il n'a jamais été question de soirée à thème. Elle me jure de me l'avoir dit puis réfléchit et se rend compte que lorsqu'elle m'avait invité, elle n'avait pas encore trouvé le thème à la soirée.
 
Donc ça me laissait 2 jours pour m'acheter un costume et me l'adapter. Sachant que la dernière fois j'avais apssé plus de deux jours à bien finir la veste j'ai décidé en mon âme et conscience que j'irais envoyer se faire foutre le thème de la soirée et que je mettrais un jean. Oki, c'était un jean à toile serrée noir très classe (en même temps à 80€ le pantalon, il avait intérêt) et une chemise blanche avec une cravate (ô joie) !
 
Bref la soirée démarre à 20h comme prévue et là débauche d'effet kitsch !
 
Ma cousine est habillée en "Princesse de la Haute société" son mec en réceptionniste qui demande la carte d'identité et le carton d'invitation pour passer. Mon cousin est déguisé en paparazzo avec leur fameuse veste multi poche et un grans badge "Voi*i" de collé sur le devant. Sa femme est en gardienne de vestiaire et nous remet un papier numéroté de grand style qui correspond à notre dépôt d'objet.
 
Bref ensuite c'est la merde totale... L'apéritif n'est pas prêt (enfin les petits fours) du coup je suis obligé d'aider à faire cuire et servir les 1 000 petits fours de prévus(quand je vous disais que cela a été fait dans la démesure... oui on était 45 personnes) Puis débiter les parts de cakes apéritifs, tortillas, chorizos saucisses sèches et accompagnement à la cuillères à préparer.
 
Puis vient le repas... Nous sommes placés par un maître d'hôtel joué par le meilleur ami de mon cousin, et j'écoppe d'une place entre des personnes que je ne connais pas alors que j'ai déjà participé à des fêtes avec 80% des invités. Bref je me retrouve isolé avec des personnes qui non seulement ne me connaissent pas mais en plus ne décrochent pas un mot puisque s'étant engueulés dans la journée. Sans oublié qu'en plein milieu du repas (qui a commencé à 23h) il y a eu un problème de linge sale au milieu des personnes avec qui je me trouvais et qui a été loin de se laver en famille. Bref tout le monde avait les yeux braqués sur nous c'était super.
 
Du coup j'en ai profité pour faire le serveur, histoire d'éviter l'ennui !
 
La musique fut un fiasco puisque n'a démarré (de manière intéressante j'entends) que vers 3h du matin sachant que la salle devait être rendue à 5h.
 
Bref le repas n'était pas suffisament bien préparé non plus... Enfin tout était cuit c'est déjà ça mais rien n'était mélangé : exemple une salade de pâtes était prévue... il a fallu fouiller dans les cinq frigos pour trouver les pâtes, la mayonnaise, les oeufs, les tomates le surimi et les avocats non débités qu'il a fallu couper en dé. Ensuite ma cousine a voulu nous aider mais elle n'a fait que des conneries... Sa plus célèbre étant de découper le rôto de porc à la trancheuse réglée sur la position "jambon d'aoste". Bref un effeuillé de rôti a été servi aux invités dans des assiettes en porcelaines de Limoges... Je vous laisse seuls juges !
 
Donc soirée merdique dans une ambiance merdique avec une organisation merdique... Le seul point positif de la soirée était la décoration de la salle "très Jet Set"... Et encore je l'ai trouvée limite kitsch :/
 
Donc je ne pense pas être repris de sitôt dans des aventures granguignolesques et inutiles... 

lundi, 28 mai 2007

A la Pentecôte, les veaux se ramènent :s

    Comme mes gentils et doux parents n'ont pu venir le week-end dernier à l'Ascencion par qu'il y avait mes amis, j'ai donc eu droit à leur visite prolongée en ce week-end de Pentecôte.
    En plus comme un malheur n'arrive jamais seul, ils avaient pris le vendredi et leur jeudi après-midi, sans oublier le lundi. Moi, qui jusqu'il y a peu ne savais pas si je travaillais le lundi de Pentecôte, a appris ce mardi que non... Du coup j'ai du me les taper du jeudi soir au lundi sans exception. Heureusement que je travaillais le vendredi jusqu'à 16h ce qui m'a permis d'échapper à un jour supplémentaire de présence affreuse.
    Après avoir réussi à les skipper la majorité du week-end, la déconvenue fut grande quand à partir du dimanche après-midi aucune excuse ne pouvait me permettre de me défaire d'eux. Du coup après une sévère enguelade "comme c'est nouveau" *soupir*, nous sommes allé voir le Château de Salses, au nord de Perpignan :
 

 

 

--- Le Château de Salses ---

 

    Bref, une fois arrivé sur place, Château non visitable aprce qu'avant le 1er juin, les visites se terminent à 17h. O_O  Du coup, visite du Barcarès, Canet-Plage, Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer et Collioure (pour changer ^^). Et aujourd'hui, ballade et resto à Collioure puis phase 1 du déménagement : une télé, une imprimante, une partie de mes bouquins, quelques dvd m'ont dit aurevoir et sont parti chez mes parent en attendant de partir sur Créteil.

 

    Ce soir je sors voir une amie en première partie de concert. 

lundi, 09 avril 2007

Les cloches sont reparties à Rome :x

Ben voilà mes parents sont repartis à 17h30 alors qu'ils devaient me lâcher à 17h... Il était temps. Aujourd'hui on s'est regardé en chiens de faïence toute la journée. Rien à leur dire. Après deux heures de temps sans articuler un mot de ma part, ils se sont finalement dit qu'il serait bien de partir. Après un au revoir sommaire, ils sont monté dans leur voiture. Je ne les ai même pas attendu démarrer. J'étais déjà dans mon appartement avant qu'ils aient pris le rond-point.

Ils reviendront en mai pour commencer à me déménager. Comme il ne me tarde pas de les revoir !!! 

dimanche, 08 avril 2007

Pâques, sans oeufs mais avec des cloches...

Bien comme promis mes parents sont arrivés jeudi soir. Jusque là ça a été. Pas de problèmes particuliers. Mais aujourd'hui ils ont commencé à me prendre la tête (remarquez que c'est un record puisque j'ai quand même réussi à tenir le coup comme jamais). Mais ce matin ils ont à nouveau dépassé les bornes... Levés de bonne heure, ils avaient la bougeotte. Du coup engueulades des deux côtés pour un oui ou pour un non. Du coup au lieu d'avoir des oeufs pour Pâques, j'ai eu la désagréable impression de vivre avec deux cloches :s

 

Il me reste un peu plus de 24h à tenir avec eux j'espère que ça va bien se terminer. J'espère bien que je trouverai d'autres attraits à leur visite que le seul fait de revoir mon chat...

 

Allez je reprends un bol d'air frais du fait qu'ils soient partis visiter une partie de la région comme hier dans l'après-midi... Heureusement... Du coup je souffle, un peu et je révise (pas trop) mon agrégation que je passe jeudi et vendredi qui arrivent, à Montpellier. Je pense que ce sera assez difficile pour moi de passer le seuil de l'admissibilité étant donné que cela fait pratiquement un an que je n'ai pas fait de mathématiques de niveau master... :s

 

En attendant, ce qui me manque le plus ce week end est le fait que je sois quasiment tout le temps coupé d'internet et de mes amis. Guillaume me manque et sans le web je ne peux pas le contacter facilement pour qu'il puisse me répondre. En effet mes parents ne sont toujours pas au courant de ma gayté. Je sais en effet que cela me ferai rompre tout contact avec eux et j'attends donc d'être installé à Paris avant de le faire... Par extension, il m'est aussi difficile de retrouver mes contacts gays et lesbiens. En particulier Calyxt, ou ZouPik ou Shane pour les intimes :P (ainsi que sa tite voix qui m'a permis de finaliser mon blog enfin surtout sa décoration ;))

 

Arf, mes amis me manquent aussi énormément. Je donnerai beaucoup pour passer du temps avec Audrey et Estelle mes deux meilleures amies ainsi qu'avec Steven. Histoire de dire quantité de conneries plus abêtissantes les unes que les autres... J'adore passer du temps avec eux, sans se prendre la tête. On dit ce qu'on pense, on se tape dessus gentiment, bref on prend du bon temps.  Si seulement certains d'entre eux étaient gay ou lez... je pourraient discuter de tous les sujets sans avoir de temps en temps la désagréable impression d'être extérieur à leur monde. Seul gay au milieu d'un groupe d'amis hétéros... Je me demande parfois si j'ai réellement une légitimité avec eux... Là, où je me pose des questions c'est qu'Audrey s'est fiancée début janvier et que deux de mes amis Samy et Cindy se marient le 21 avril (mariage où je suis convié par ailleurs)... J'ai bien peur de faire tâche, vous savez d'être le GAY, celui qui est là mais pas vraiment en même temps celui qui ressent des quantités de choses mais qu'il ne peut pas exprimer avec ses voisins car ils ne comprendraient pas toutes les interrogations que je me pose. J'ai vraiment peur de finir seul (pas forcément au niveau amoureux, mais au niveau amical). De plus l'éloignement forcé n'encourage pas ces contacts et ces continuités d'amitié... Je vais atterrir à Paris en septembre. Je vais à nouveau me retrouver seul. Je n'ai toujours pas réussi à vaincre ma timidité. Je ne sais pas si je serai capable de me faire de nouveaux amis.

 

A ce jour, à cette heure, je me sens vide et fatigué d'avancer. Je n'ai plus envie de me battre et je ne m'en sens pas la force. Je crois que j'ai un gros besoin d'affection mais je n'ai personne qui puisse me le délivrer. Mes parents ne m'ont jamais dit qu'ils m'aiment et je ne suis pas sûr qu'ils ressentent quelque chose pour moi mis à part du dégoût. Je me rappelle constamment leurs paroles "Tu n'es pas beau, tu n'es pas intelligent, tu passes totalement inaperçu et tu ne mérite rien : Arrête de rêver. Honnêtement, tu ne trouveras jamais personne qui puisse sérieusement s'intéresser à toi". Paroles couperets que je me repasse sans cesse dans ma tête... Je doute... Je me sens mal... Quel est l'intérêt de ma vie ? Sur ces belles paroles je m'en vais me reconcentrer sur l'agreg... Mais je suis tellement nul que je ne la décrocherai pas...